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Développement durable

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U Cervu Corsu, Le Cerf de Corse (Cervus elaphus corsicanus )

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Le Cerf élaphe est un mammifère ruminant de la famille des cervidés.

Il existe 16 sous espèces de cerf élaphe, celle de Corse (Cervus elaphus corsicanus) est endémique à la Corse et la Sardaigne.

Il se caractérise par sa petite taille et ses vocalisations. C’est un animal très bien adapté aux maquis, forêts ,prairies du littoral et zones d’altitudes.

(Hauteur au garrot, mâle : 85-110 cm, femelle : 75-85 cm, pour un poids moyen de 100-110 kg, et 70-80 kg).

Le cerf de corse est un mammifère grégaire : faons, jeunes mâles et femelles composent généralement le groupe, appelé harde.

Les mâles adultes vivent à l’écart en petits groupes.

À l’approche du rut, début septembre, les mâles rejoignent les femelles

C'est en cette période, marquée par de violents combats entre mâles, que l'on peut entendre retentir le brame du cerf.

À partir d’avril, les femelles mettent au monde un seul jeune appelé faon qui, durant deux années restera, auprès de sa mère.

Le cerf de corse est un herbivore, graminées, arbustes du maquis et les espèces forestières constituent le régime de base de son alimentation, adaptée à ses besoins et au rythme des saisons. Histoire Au cours de son Histoire, l’ile de Corse a hébergé trois cervidés.

-Un cervidé (Cervus elaphus rossii), decouvert en 2002 par Mmes E Pereira et M. Salotti, qui vécut il y a 300 000 ans.

-Le Cerf de Caziot ou ( Megaloceros cazioti )cousin corse du geant (Megaloceros giganteus) qui vécut durant les grandes glaciations jusqu'à environ -10 000 Ans.

-Concernant (Cervus elaphus corsicanus), et selon J. D. Vigne (1987) : des cerfs auraient été importés par les Romains depuis la Sardaigne (400 ans av. J.C.) et d’Italie (480 ap. J.C.).

Présent dans la quasi totalité de l’île jusqu’au 19ème siècle, la population régresse progressivement victime de la réduction de son habitat et de la chasse intensive.

Vers la fin des années 1960, les derniers cerfs seront aperçus dans la forêt de Pinia au sud de l’étang d’Urbinu.

La réintroduction du cerf de Corse a été le 1er projet initié par le PNRC mettant en œuvre une collaboration européenne.

-1975, premiers accords corso-sardes (Parc Naturel Régional de Corse, Azienda Forestale demaniali della Regione Sardegna et Regione Autonoma della Sardegna)

-1985 arrivée des quatre premiers animaux, capturés en Sardaigne,installés dans un enclos à Quenza.

La réintroduction du Cerf de Corse passe obligatoirement par l’élevage en enclos.

Les animaux y vivent en condition de semi liberté, et conservent de ce fait, leur caractère sauvage indispensable à la survie de l’espèce.

Deux autres enclos seront créés par la suite (Casabianda et Ania) afin de prévenir touts risques de problèmes sanitaires.

Et « U Cervu Corsu » retrouva la liberté. En 1998, eut lieu le 1er lâcher de cerf dans la vallée d’Asinau sur la commune de Quenza.

Cette opération ne peut s’effectuer sans l’implication et l’accord de tous les acteurs locaux (élus, population, société de chasse….)

Depuis, d’autres opérations de lâcher ont suivi (Chisà, Santu Petru di Venacu, Castifau), et des projets de lâcher sont en cours.

La population de Cerf de Corse en Corse est en 2008 estimée à environ 500 animaux.

 La sous-espèce, (Cervus elaphus corsicanus) figure à:

l’annexe II de la convention de Berne (1979, ratifiée par la France en 1990)

aux annexes II et IV de la Directive Européenne “ Habitats, faune, flore ” de 1992

Il fait partie des espèces dont la chasse est autorisée (arrêté ministériel du 26 juin 1987) mais bénéficie au titre des arrêtés préfectoraux approuvés et reconduits chaque année, en Haute-Corse et en Corse du Sud, d’un plan visant à interdire dans le cadre de la police de la chasse, la destruction, la capture, le transport et le commerce de tous les animaux de cette espèce (espèce gibier avec plan de chasse zéro)

A Muvra ,Le Mouflon de Corse (Ovis gmelini musimon var.corsicana)

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 Ovis gmelini musimon variété Corsicana est l'emblème de la faune sauvage de Corse.

Symbole mal aimé, sa sauvegarde a longtemps suscité les plus vives inquiétudes malgré des mesures de protection en vigueur depuis 1956.

Ongulé sauvage de la famille des Bovidés (Ordre des Artiodactyles), le Mouflon de Corse est un mouton sauvage, au corps trapu, d'une taille de quatre vingt centimètres au garrot, et dont le poids oscille entre quarante et soixante kilos pour le mâle ,la femelle étant plus petite : soixante dix centimètres au garrot pour un poids de trente à quarante kilos .

Le mâle (ou "bélier") porte deux cornes qui sont triangulaires à la base et généralement symétriques .

Elles peuvent atteindre 85 cm de longueur; leurs courbures sont très prononcées .

Ces même cornes sont courtes (15 cm) et recourbées vers l'arrière ou totalement absentes chez la femelle (ou "brebis").

 C’est un mammifère au comportement grégaire.

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Les hardes sont de taille et de composition variables selon les saisons, les milieux ou la distribution des ressources alimentaires.

Le groupe matriarcal (la femelle, son agneau et son jeune de l’année précédente) est la structure sociale de base .

La harde est emmenée par une vieille femelle.

A la fin du mois d’octobre, ces groupes sont rejoints par les mâles plus âgés: c’est le rut, qui dure jusqu’à la fin décembre.

Après le rut, les mâles quittent la harde.

La gestation des femelles dure cinq mois: elles mettent bas entre mi-avril et mi-mai.

Les agneaux sont allaités pendant deux à trois mois.

Le mouflon est réputé pour son éclectisme alimentaire : plantes herbacées (lierre, cytise, feuilles de ronce, ciste, graminées), baies, feuillages divers…

En été, le mouflon fréquente les pelouses et les aulnaies d’altitude pour s' alimenter tôt le matin ou tard le soir.

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En automne, à l’approche du rut, on le trouve dans des milieux tempérés, à dominante forestière.

L’hiver, il migre vers des zones de basse altitude pour éviter la neige.

Au printemps, il regagne les secteurs plus élevés en suivant la repousse de la végétation.

Le mouflon préfère les milieux ouverts, à sol dur et à la végétation herbacée et arbustive.

La montagne n’est pas son habitat d'origine, mais il y a trouvé la quiétude nécessaire à son épanouissement, il vit entre 500 et 2000 mètres d’altitude.

Le plus ancien mouflon fossile a été découvert en Chine.

Il situe le genre Ovis à un million d’années avant notre ère.

En Corse et dans les autres iles de méditerranée, il aurait été introduit au néolithique ancien en provenance d’Asie mineure puis serait retourné à l’état sauvage.

La population de mouflon comptait en 1827 plus de 2200 animaux repartis sur la totalité de la chaine montagneuse.

A ce jour, l’ensemble de la population atteint le millier d’animaux après être passée par des chiffres très bas de l’ordre de 500 individus, pour l’ensemble des massifs corses.

La population de Corse représente la seule population de la variété ( corsicana).

Cette population unique constitue un patrimoine qu’il convient de preserver.

 Les populations de mouflons se distribuent en deux zones: l'une au Nord, dans le massif du Cintu, et l'autre au Sud, dans le massif de Bavella.

On estime au jourd’hui à 600 le nombre d'individus au Nord (vallée d'Ascu, massif du Cintu, forêt de Tartagine, forêt de Bonifatu, vallée du Fangu, forêt d'Aïtone, Niolu), et 400-500 au Sud (cirque de Bavedda, forêt de l'Uspidali , Tova, plateau du Cuscionu, massif de l'Alcudina, rivière de la Sulinzara).

En Corse, le mouflon a donné son nom à un certain nombre de lieux-dits, en particulier des zones de montagne.

Ces lieux sont ou ont été des zones de présence du mouflon.

Comme pour le cerf un programme d’élevage, en enclos, est en cours.

Dans quelques années des opérations des lâchers seront effectuées, afin que le mouflon retrouve sa place dans la montagne Corse.

Statut juridique

_ Directive européenne « Habitats-Faune-Flore » : Inscrit aux annexes II et IV sous l’appellation Ovis gmelini musimon (populations naturelles – Corse et Sardaigne).

Comme l’a présenté la figure 2, 6 sites Natura 2000 (Sites d’Importance Communautaire) sont aujourd’hui concernés par la présence du mouflon en Corse.

_ Convention de Berne : Inscrit en annexe III sous l’appellation Ovis aries (musimon, ammon) dans la catégorie « espèces de faune protégées ».

_ Convention de Washington : Inscrit en annexe II (réglementation du commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

_ UICN : Classé comme espèce « vulnérable » sous l’appellation « Ovis gmelini ».

Le mouflon fait partie de notre patrimoine.

Contribuer à sa préservation est un acte essentiel, afin de pouvoir transmettre cet héritage aux générations futures.

 

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